Vous avez téléchargé 5000 fois le Waldgänger

Le Waldgänger vient de franchir la barre des 5.000 téléchargements.
Numeriklivres, mon éditeur, le qualifie de best-seller.
Je tire de cette expérience, qui n’est pas encore achevée puisque l’épisode 6 du Waldgänger reste à paraître fin janvier, plusieurs enseignements ainsi que quelques satisfactions. Le Waldgänger c’est aussi la petite histoire de paris multiples.

Le pari de la lecture numérique pour tous, n’importe où, n’importe quand.
Mon premier pari était de rédiger une histoire numérique  que chacun puisse lire, où que ce soit et à n’importe quel moment.
Le prix : le premier épisode du Waldgänger est gratuit, car je voulais que les lecteurs puissent découvrir mon univers (qui je le reconnais est bien particulier), sans avoir à débourser le moindre Euro. Dès lors, mes lecteurs pourraient choisir ou non de poursuivre l’aventure, en toute connaissance de cause.
Les autres épisodes sont à moins d’un Euro. Encore une fois, cette démarche prend racine dans l’accessibilité. Les romans ne doivent pas être des produits de luxe.
Le format : tout le monde n’a pas la chance de disposer d’une liseuse ou d’une tablette. J’ai donc écrit le Waldgänger, de manière à ce qu’il puisse être lu aussi sur un smartphone, car ce support est bien plus répandu. Cela a apporté beaucoup de contrainte en termes d’écriture (dont j’ai parlé précédemment), mais de toute évidence, cette expérience est réussie.

Le pari de la dimension sérielle.
J’aime les séries. Ecrire sous forme de série a généré bon nombre de contraintes également, car ce format est très particulier. J’ai énormément appris en termes d’efficacité d’écriture en m’assignant ces contraintes. L’expérience est riche.

Le pari de plonger un super héros dans un roman.
Un lecteur m’a fait un très joli compliment en écrivant qu’il avait eu la "sensation irréelle de lire un comic sous forme de roman" (je cite de mémoire).
Telle  était exactement mon intention. Le Waldgänger est pour moi une sorte d’hommage rendu, à tous ces héros de culture populaire, qui ont bercé mon enfance.

Le pari d’écrire en temps réel : exaltant, épuisant.
Le Waldgänger est écrit en temps réel. Même si je connaissais parfaitement bien la trame des aventures de mon super-héros, aucun épisode n’avait été rédigé à l’avance. Le défi était de rédiger un épisode tous les 15 jours.  Ce rythme d’écriture est électrisant. Épuisant aussi. Je commence l’année comme j’ai fini la précédente, sur les genoux.

Le pari du transmedia.
Le Waldgänger, c’est aussi une magnifique aventure humaine. Bien entendu avec mon  éditeur Numeriklivres qui m’a suivi dans ce pari fou, avec ma directrice de collection Anita qui a subit mon rythme un peu dingue, mais aussi avec le groupe Hopkins qui a grimpé avec un enthousiasme extraordinaire dans le bateau du Waldgänger.
Ce groupe a composé en un temps record et chacun de ses membres a bossé comme un dingue pour composer et enregistrer l’album du Waldgänger. Je ne puis que vous recommander leur immense talent en cliquant ici.

Le pari communautaire.
Le Waldgänger, c’est aussi une communauté dont le coeur est composé des "citoyens de Yumington". Tous ont été très actifs, très tolérents, très généreux. Et je les en remercie du fond du coeur.
Certains ont même participé directement à l’aventure, en rédigeant d’excellents témoignages sur les émeutes de Yumington. Ces témoignages ont donné lieu au mini jeu interactif du Waldgänger. Sans leur talent et sans leurs contribution, la création de ce support eut été impossible.

Pour conclure, je tenais à remercier chacun de sa contribution au succès du Waldgänger et vous souhaiter à tous une belle, douce et heureuse année.

"Jamais la ménagère de moins de 50 ne lira des livres numériques…" Ah oui?

Assertion récente et péremptoire d’une connaissance :
"Arf… Vous  me faites rire avec vos ebooks et vos livres électroniques. Tout ça c’est réservé aux geeks. JAMAIS, la ménagère de moins de 50 ans ne lira ce genre de truc!"

Ah oui?
La ménagère de moins de 50 ans n’est pas, de toute évidence, aussi incapable que veut le croire ce cher monsieur. La réponse par les faits et par l’image trouvée ce matin sur l’iBookstore  :

Travail en studio

 

Parce que le Waldgänger, c’est aussi du métal.
Gros travail en studio ce week-end entre tournage, prises de vues, interview et pizzas.
Samedi : batterie et basse
Dimanche : guitares
6 titres enregistrés.  Reste l’enregistrement des voix et le travail de prod.
Merci à tous pour le superbe boulot effectué!
PS : je viens d’entendre la version déjà mixée du Blake’s theme (le thème principal du Waldgänger), c’est du gros gros son!

Voici quelques photos (mauvaises) prises avec mon téléphone pour vous donner un aperçu :

Nous avons trouvé une grosse télécommande

Raph, le dresseur de télécommandes et le maître de la basse.

Enregistrement batterie.

Enregistrements guitares

Livres numériques : le retour des pulp fictions?

Pas plus tard qu’hier soir, un ami me disait:
"J’ai lu les 3 épisodes du Waldgänger. Dis-moi, c’est dans la pure tradition des pulp ficitons. Non?"

Qu’étaient les pulp fictions?
Les pulp fictions étaient des magazines bon marché, qui s’adressaient à un large public (Weird Tales, Amazing Stories, Marvel Tales…)
Elles étaient soit des anthologies, soit elles se consacraient à un héros unique (The Shadow, The Avenger, The Spider, Buck Rogers…).
Force est de constater que le Waldgänger s’inscrit pleinement dans cette tradition. Un héros, une récurrence et des épisodes à 0.99€.

Les pulp fictions, plus qu’un support
Je crois aussi que les pulp fictions étaient plus qu’un support, plus qu’un prix bas, plus que des héros.
Les pulp fictions ont données naissance à une véritable forme de littérature populaire disparue aujourd’hui pour entre autre des raisons de coûts de production et de distribution.
Le numérique prendra-t-il le relais?
Je serais heureux que le Waldgänger y contribue, à sa modeste mesure.